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Journal de bord de la croisière Andalousie/Algarve de CroisiEurope

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samedi 31 août 2013, par laura
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Cet été nous nous sommes glissés pendant une semaine parmi les passagers de la croisière fluvio-maritime "Les paysages enchanteurs et villes culturelles de l’Espagne et du Portugal" organisée par CroisiEurope. Alors laissez-vous mener en bateau sur le Guadalquivir, le Guadiana et le long des côtes atlantiques, et embarquez avec nous à bord de La Belle de Cadix.

Jour 1

7h35 : Rendez-vous est donné à l’aéroport d’Orly. Notre vol Paris-Séville décolle dans 2 heures et on se demande pourquoi nous prenons l’avion aussi tôt alors que l’embarquement sur notre bateau de croisière ne se fait qu’à 17h... Sans doute parce qu’il s’agit d’un vol charter ! Mais on peut aussi réserver avec supplément un vol régulier.

13h : Après un vol sans problème on nous transfère au port de Séville dès la mi-journée même si nous ne pourrons pas avoir nos cabines avant 16h30. Au muelle de las Delicias, à l’ouest de la capitale andalouse, La Belle de Cadix nous attend, tranquillement.

Construit en 2005 au chantier de Namur spécialement pour cette croisière fluvio-maritime et la navigation côtière, le navire mesure 110m de long et 11,40m de large. Son tirant d’eau est de 1,60m, il a 3 moteurs et pas de stabilisateurs (mais un système antiroulis a été installé après les premières croisières). Il peut accueillir 180 passagers (dans 88 cabines sur 3 ponts) et 34 membres d’équipage.

16h30 : Je découvre enfin ma cabine, la 374 sur le Pont supérieur : deux lits jumeaux collés, quelques espaces de rangement, une petite salle de bain fonctionnelle et une grande baie vitrée avec deux fenêtres qui s’ouvrent (c’est ce "détail" qui explique le supplément de 204 euros car sinon toutes les cabines offrent la même surface quel que soit le pont choisi). Equipée de toutes les commodités (dont une climatisation individuelle réglable et 19 chaînes de TV en français !), mais aussi de serviettes de bain et de produits d’hygiène d’accueil, elle est tout mignonne, jolie et bien aménagée.

17h : Réunion avec Daniel, le jeune maître d’hôtel portugais, pour choisir notre table pour toute la croisière. Un moment stratégique pour certains habitués qui ne veulent que des Français à leur table (si cette croisière est francophone, il y aussi à bord d’autres nationalités), pas d’enfants ou encore « pas ceux-là » ! Malgré ses 23 ans, Daniel reste impassible et s’adapte à toutes les exigences.

18h45 : Réunion d’informations avec Alvaro, le souriant commissaire de bord lui aussi portugais, mais parfaitement polyglotte. C’est l’occasion d’expliquer la vie à bord et de présenter les excursions payantes (438 euros au total pour les 8 programmes, mais seulement 338 si vous les achetez toutes dès la réservation). Et de constater que la clientèle de CroisiEurope est en très grande majorité composée de retraités...


19h : Premier dîner à quai sur La Belle de Cadix sur le Pont principal : croustillant d’asperges avec une julienne de légumes et une sauce hollandaise, escalope de poulet meunière au coulis de tomate avec un gratin de légumes et un écrasé de pommes de terre à l’huile d’olive et une crème brûlée à la catalane. C’est bon, bien présenté et le service assuré par des serveurs philippins (qui possèdent tous des rudiments de français) est impeccable.

Jour 2

7h : Petit-déjeuner. Mes voisines de table ont les traits tirés. Prise d’une crise de claustrophobie inattendue dans la nuit dans sa cabine à hublot du Pont standard, la première n’a presque pas dormi et la seconde a été gênée par le bruit du groom de sa chambre au Pont intermédiaire. Comme le navire n’est pas plein en cette période estivale chaude en Andalousie, le commissaire de bord ne fait aucune difficulté pour les changer de cabine dans la journée, en surclassant même la première.

8h30 : Départ de l’excursion pour Séville. Des guides locaux bilingues nous prennent alors en charge en bus. Sur le chemin, à deux pas de notre hôtel flottant, nous nous émerveillons devant les pavillons construits pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929, alors que les joggeurs transpirent déjà dans le Parc Maria Luisa, véritable poumon de la ville.

9h : Premier arrêt à la Place d’Espagne, le bijou andalou. C’est l’heure de mettre en route les audioguides. Pour éviter à Angela de s’égosiller et permettre à tous d’entendre ses explications, CroisiEurope met à notre disposition des émetteurs avec oreillettes individuelles. Très pratique... quand ça marche ! Car il faut que tout le groupe synchronise ensemble et avec la guide les émetteurs en appuyant sur 2 boutons en même temps. Difficile avec plus d’une cinquantaine de personnes et des Français indisciplinés ! Cette première visite se fera donc sans technologie mais cela ne nous empêche pas de nous extasier devant l’art mauresque, baroque et renaissance de cette place conçue en 1914 comme une bibliothèque. « Nous ne sommes qu’à dix minutes à pied de La Belle de Cadix » précise Angela. Cela nous permettra de revenir plus tard, seul. Le problème des audioguides sera réglé pour la visite suivante, celle du charmant quartier médiéval de Santa Cruz, et pour les incontournables visites de la Cathédrale et de l’Alcázar.

13h : Retour au bateau et enfin nous naviguons sur le Guadalquivir, ce fleuve long de 657km qui prend sa source dans la Sierra de Cazorla et qui se jette dans l’océan Atlantique à l’ouest du détroit de Gibraltar.

Le déjeuner, la distribution d’un quizz (reconnaître des photos des célébrités bébés) et l’exercice de sauvetage (devenu obligatoire pour passagers des croisières fluviales depuis l’accident du Costa Concordia) occupent les passagers. En fin d’après-midi nous longeons le Parc national de Doñana, l’un des plus grands sites naturels protégés d’Europe, en apercevant dunes, marais, maquis boisés et des petites lagunes, avant d’attaquer l’embouchure du Guadalquivir.

19h45 : Le grand moment avec la présentation de l’équipage. Et en musique s’il vous plaît : It’s raining men" pour les serveurs, "Pretty woman" pour les hôtesses de cabine, et bien entendu "The Love Boat" de la croisière s’amuse pour finir. Un fidèle de CroisiEurope reconnaît même Noémie, l’animatrice hongroise : « elle servait au bar pendant notre croisière sur le Danube ». Mais le clou du spectacle, c’est l’apparition du commandant. Svelte, bronzé, chauve, boucle d’oreille à gauche : Yves Collin est loin des caricatures habituelles.

« Mais c’est celui qui m’a aidé à portes mes bagages quand je me suis garé sur le parking du port de Séville » s’étonne un passager. « Et cet homme était en train de ranger les transats sur le Pont soleil quand je suis monté à bord » renchérit un autre. Et, oui, cet ancien mousse dans la navigation commerciale considère que c’est normal de partager les tâches de sa petite équipe quand on commande un navire. Les invitations à manger à sa table en tenue endimanchée ou à ouvrir le bal lors de la soirée du commandant, très peu pour lui ! D’ailleurs le si kitsch dîner du commandant qui fait les joies (ou les sarcasmes !) des grandes compagnies médiatiques de croisières maritime sera ici remplacé par un dîner de gala, précédé d’un cocktail auquel il ne prendra même pas part puisque le commandant sera... en vacances depuis la veille.

20h : Dîner avec une pensée émue pour une famille rencontrée l’après-midi sur le bateau. Leur ado autiste souffre de sévères allergies alimentaires, et sa soeur est intolérante au gluten. « CroisiEurope est la seule compagnie de croisière qui accepte de prendre en compte ces régimes spécifiques, et de plus sans supplément. C’est la première fois que nous pouvons partir ensemble tous les quatre » nous avait confié la maman, les larmes aux yeux, quelques heures plus tôt.

21h : La Belle de Cadix arrive à Cadix où nous passerons la nuit, après avoir assisté à un spectacle de flamenco à terre (option payante).

Jour 3

8h : Il fait déjà 21° à Cadix, la Blanche. Heureusement sur cette presqu’île de 10km2 il y a toujours un peu de vent. Notre tour de bus nous permet de constater que les 7km de plages sont particulièrement propres et de comprendre pourquoi le pavillon bleu est régulièrement décerné à Playa Victoria : une dizaine d’ouvriers nettoient déjà activement le sable.

Des champs de tournesol, des figuiers, des eucalyptus et des terres agricoles nous accompagnent jusqu’à Jerez de la Frontera, connue pour son école royale andalouse d’art équestre. Des chevaux, nous en verrons dans la ganaderia de la famille Domecq, un élevage de taureaux, où ils sont utilisés avec les boeufs pour gérer les taureaux des corridas.
Un spectacle intéressant mais rendu interminable par de trop grands pavés d’explications énoncées en espagnol, puis traduites en français, et enfin en anglais. Il n’y a que les passagers de La Belle de Cadix dans les tribunes, mais nous sommes plus d’une centaine puisque cette excursion a été achetée par l’immense majorité des croisiéristes, tout comme les autres. Sur ce parcours en Andalousie et en Algarve, avec finalement assez peu de navigation (508km et une seule écluse, à la sortie de Séville), ce sont ces visites qui font le charme et le succès de cette croisière. Quand c’est possible les excursionnistes sont répartis en plusieurs groupes et bus selon leur langue, mais ce n’est pas toujours le cas... La journée, elle, se poursuit dans la bodega Tio Pepe et avec une visite de Cadix à pied.

21h30 : Le bateau prend la direction du Portugal, alors que la soirée Bingo n’a pas beaucoup de succès.

Jour 4

7h30 : La lumière du jour qui perce à travers les rideaux me réveille, le jour se lève sur le Guadiana et nous voici au Portugal. Ce fleuve long de 80km sert de frontière naturelle entre le Portugal (à bâbord) et l’Espagne (sur la rive droite donc). La végétation est beaucoup plus verte et variée que sur le Guadalquivir. Les conserveries de poisson qui faisaient vivre la région ont disparu, mais c’est toujours un lieu de pêche. Et c’est devenu un espace de loisirs. D’ailleurs une multitude de goélettes, yachts et autres embarcations nous entourent.

10h : Enfin 10h à l’heure espagnole, car au Portugal il y a une heure de moins, mais comme nous ne restons que peu de temps en Algarve, l’équipage préfère ne pas nous faire reculer nos montres. Débarquement à Alcoutim, petit village tranquille où il fait bon déambuler dans ces petites ruelles. Et où um pingado (un expresso avec quelques gouttes de lait) ne coûte que 50 centimes d’euros et una cerveja (une bière), un euro seulement !

12h : Retour vraiment impératif à bord. Impossible de prendre du retard car les heures de navigation sont conditionnées par les heures de marées. Et si tous les passagers ne sont pas à bord ? « Tant pis », répond le commandant depuis la timonerie située sur le Pont supérieur à côté des cabines 389 et 352, « on ne peut pas attendre beaucoup car c’est la marée qui décide, il y a très peu d’eau ici (parfois seulement 20cm !) et c’est très rocheux sur les « côtes ». » Il faut dire qu’Yves Collin connaît très bien le parcours puisque c’est lui qui l’a imaginé, et donc testé, en 2005 en participant à la construction spéficique de La Belle de Cadix pour cette croisière fluvio-maritime. D’ailleurs il aurait aimé remonter plus au nord du Guadiana, mais la navigation était impossible. « Et puis, il y aussi une limite horaire pour respecter le programme. Quand on prend un train ou un avion, il ne faut pas être en retard, et bien là c’est pareil » ajoute t’il. Les retardataires prendront un taxi pour nous rejoindre à la prochaine escale (Vila Real à une quarantaine de kilomètres). Ceux qui sont bien là ont le droit à un spectacle de fado avant le déjeuner portugais. Décoration de la salle, tenues des serveurs, bacalhau et pastéis de nata, vins locaux : chaque détail a été très bien pensé par Daniel, le jeune maître d’hôtel... de Porto, qui a l’oeil partout.

15h : Départ pour l’excursion à Faro. Nous ne sommes qu’une vingtaine à rester à bord. Certains iront découvrir Vila Real grâce aux plans locaux disponibles à la réception, comme à chaque escale. D’autres profiteront de la quiétude de l’immense pont soleil bien aménagé. Et les plus jeunes trouveront forcément une ou deux jeunes animatrices (quand ce n’est pas les trois) du mini-club pour leur tenir compagnie.

21h20 : Roulements de tambour, ou presque. Alvaro, le commissaire de bord, a perdu son légendaire sourire. Pendant le dîner, il nous demande quelques minutes d’attention pour nous annoncer que « nous devions prendre la direction de l’Espagne vers 21h, mais que la marée est plus basse que prévue et qu’un banc de sable rend dangereuse la navigation. Donc nous ne repartirons qu’après 23h avec la prochaine marée. Du coup le spectacle de l’équipage programmé ce soir est reporté à demain ». La soirée sera donc calme, sauf pour les curieux qui auront attendu 23h20 pour voir l’exercice de rodéo du pilote local amené à bord par un zodiac pour prendre les commandes de La Belle de Cadix juste le temps de sortir (ou d’entrer) du port et de re-sauter 40 minutes après dans son embarcation, comme c’est la coutume. Chaque commandant de croisière sait faire ces manoeuvres, mais il faut bien faire marcher le business des ports visités !

Jour 5

8h30 : Nous voici de retour en Espagne, à El Puerto de Santa Maria, sur la côte atlantique. Les passagers partent pour Gibraltar, alors que moi j’en profite pour visiter les installations du golf local. Car c’est l’une des nouveautés de l’année : cette croisière peut aussi se conjuguer avec la pratique du golf.

En payant un forfait (de 159 à 295 euros selon le nombre de participants), cette CroisiGolf offre quatre journée aux amateurs de la petite balle blanche, au Costa Ballena donc ici, au golf Sancti Petri à Cadix et aux golfs Hato Verde et Zaudin à Séville. Le transfert depuis le bateau, les green fees, les charriots, les buggy et les déjeuners au club-house sont inclus. Ces quatre parcours ont été choisis par le réceptif local qui s’occupe de toutes les excursions à terre pour CroisiEurope (nombre de visites en fonction du temps imparti, choix des repas, recrutement des guides locaux). Et c’est une entreprise familiale française basée en Andalousie. « Nous avons sélectionné ces golfs pour leur proximité (une vingtaine de kilomètres au plus du bateau), mais aussi pour être dans l’esprit de CroisiEurope, à savoir de jolis endroits bien entretenus qui s’insèrent dans le paysage mais à taille humaine, avec une ambiance pas trop élitiste et un club-house accueillant » explique Stéphane son fondateur. L’atout majeur de cette CroisiGolf, c’est que le climat de l’Andalousie permet de jouer au golf toute l’année.

18h30 : Les excursionnistes rentrent alourdis de marchandises, surtout du tabac et des parfums achetés sans TVA sur le Rocher.

20h : Soirée aux couleurs de l’Espagne : rouge, or et noir. Tous les passagers ne jouent pas le jeu, mais ce n’est pas grave. Les serveurs, eux, ne traînent pas pour desservir aujourd’hui car dans les quelques minutes ils participent de la soirée de l’équipage. Un spectacle d’amateurs bien rodé et très apprécié qui fleure bon la complicité entre membres d’équipage. « Pour la plupart nous ne nous connaissions pas au début de la saison » avoue Gerald l’aîné des serveurs philippins, « mais maintenant nous sommes comme des frères et nous formons une vraie famille. »

Jour 6

3h30 : Un grésillement dans le haut-parleur des cabines réveille la majorité des passagers. Est-il déjà 5h et est-ce le réveil matinal pour l’excursion à Grenade ? « On coule, ou quoi ? » se demandent certains qui sortent même dans le couloir en chemise de nuit ! Pas de risque, nous sommes déjà presqu’arrivés dans le port de Séville. Et nous n’en bougerons plus d’ailleurs.

6h15 : Départ pour l’excursion à Grenade, gratuite pour tous. Frustrée d’avoir peu profité de Séville, je m’offre une visite panoramique en bus avec City Sightseeing. Un billet à 17 euros (vendu sur le bateau au même prix qu’en ville), un parcours très complet pour découvrir la cité avec 12 arrêts de bus et un audio guide en français, c’est la formule parfaite. On peut faire le trajet autant de fois qu’on veut, s’arrêter et monter n’importe où, et profiter de certaines offres commerciales (des réductions dans des magasins ou des restos et des visites guidées gratuites par exemple). En fin d’après-midi le Pont soleil est le bienvenu pour se reposer et pour faire trempette dans la minuscule piscine déserte qui fait d’habitude le bonheur des enfants.

21h : Dîner, avec comme toujours un service irréprochable. Si vous êtes un peu difficile, on vous change le menu sans aucune difficulté et si vous préférez des fruits à la place du dessert du menu, on vous les apporte découpés et pelés ! Qui dit mieux ?

Jour 7

8h30 : Départ pour l’excursion à Cordoue avec Alexandre qui a déjà fait l’unanimité la veille « parce qu’il ne récite pas un discours et qu’il parle de la vie locale ». Surtout il passe du français à l’espagnol chaque deux ou trois phrases (et non après un gros pavé). D’ailleurs, peu après le départ du bus, il se rendra compte que le petit groupe d’Espagnols est à l’avant, il leur parlera donc sans micro pour ne pas importuner les Français... dont la moitié dort ! Ceux qui sont réveillés découvrent des champs de coton, de pastèques, des orangers et des citronniers. Avant, sur le Guadalquivir, le seul grand fleuve d’Espagne vraiment navigable, les Romains remontaient jusqu’à Cordoue mais aujourd’hui la navigation n’est possible que jusqu’à Séville : quel dommage !

11h : Arrivée devant le Pont romain piéton au pied des murailles qui encerclent le centre historique classé depuis 1994 patrimoine mondial de l’UNESCO, temps libre d’une heure et déjeuner.

14h : Nous découvrons sous une chaleur accablante la cité qui fut pendant trois siècles la capitale de l’Espagne musulmane à travers ses petites ruelles aux maisons blanches fleuries et son incroyable mosquée-cathédrale.

19h30 : Cocktail de gala offert par le commandant au salon-bar. Enfin... sans le commandant représenté par Nino, son discret premier officier philippin. « Mais il n’a que 3 barrettes, il n’est que capitaine » s’écrit un connaisseur. Cava pour les passagers, jus de fruit (enfin couleur jus de fruit !) pour l’équipage.

20h : Dîner de gala conclu par « une surprise » avait annoncé Benjamin, le chef français. Mais tout le monde, ou presque, sait qu’il s’agit d’une une omelette norvégienne, comme c’est la tradition en croisière. Mais là pas de danse des serviettes. La soirée se termine par un petit concert de musique cubaine sur le Pont soleil. Une voix à la Pavarotti, une reprise boléro très réussie de Hasta siempre, des classiques espagnols et argentins, le tout avec une petite brise appréciable rendent cet au revoir particulièrement délicieux.

Jour 8


5h55 : Le haut-parleur (pourtant débranché dans ma cabine) annonce le départ d’un premier groupe pour l’aéroport.

9h : Heure limite pour nous pour déposer devant notre cabine nos bagages avec le ruban de couleur correspondant à notre groupe. Heure limite pour libérer notre chambre. Heure limite pour prendre le petit-déjeuner. Mais le personnel, comme toujours, se montre très souple et compréhensif : nous ne quitterons La Belle de Cadix qu’à 14 heures pour décoller à 18h05, alors on prend notre temps... Dans quelques heures il nous faudra reprendre notre vie normale. Notre rythme de croisière, vous avez dit ?

Tarifs : entre 999 et 1099 euros la croisière de 8 jours et 7 nuits en formule port/port et entre 1275 et 1375 euros avec le transport. Supplément Pont intermédiaire : 160 euros. Supplément Pont supérieur : 204 euros. Supplément cabine individuelle : 415 euros. Promotions régulières : par exemple cet été croisière gratuite jusqu’à 16 ans (hors vol) et cabine individuelle offerte.


Les autres nouveautés de CroisiEurope

Le leader de la croisière fluviale en Europe dispose d’une flotte de 30 bateaux et navigue sur la Seine, le Rhône, la Saône, la Gironde, la Moselle, le Rhin, le Pô, le Guadalquivir, le Guadiana, le Douro, le Danube, le Havel et l’Oder. Sous la marque CroisiMer, un bateau maritime côtier sillonne l’Adriatique, Chypre et la Terre Sainte et sous la marque CroisiVoyage, la compagnie propose également des croisières sur la Volga, le Mékong et le Nil.

Depuis 37 ans, cette entreprise française familiale basée à Strasbourg, qui maîtrise l’intégralité des métiers de la croisière (construction des bateaux, commercialisation, hébergement et restauration), fait naviguer en moyenne 200 00 personnes par an et se caractérise par des bateaux à taille humaine (200 passagers maximum) par une ambiance chaleureuse et sans chichi, et parfois par des thèmes (croisières musicale, familiale, etc.). Et afin de se diversifier -essentiel avec la grande fidélité des clients (record à battre : 69 croisières CroisiEurope en 37 ans !)- CroisiEurope propose régulièrement des nouveautés.

En plus de CroisiGolf, la compagnie et le Club Vosgien de Strasbourg se sont unis en 2013 pour lancer CroisiRando, une nouvelle forme d’activité, associant les plaisirs de la croisière (sur le Rhône, la Seine, la Gironde, le Rhin, le Danube, le Douro et le Pô) à ceux de la randonnée. Le but est de profiter au maximum du charme qu’offre le paysage, en y ajoutant le petit effort physique que représente la randonnée (d’une durée de deux à cinq heures de marche avec 5 niveaux de très facile à soutenu). Ces randonnées sont encadrées par un ou plusieurs guides de montagne agréés.


Autre nouveauté, des croisières de 7 jours à la découverte des canaux de France (en Alsace, Lorraine, Franche-Comté et Bourgogne) à bord de la péniche le « MS Jeanine », baptisée ainsi pour rendre hommage à l’épouse du fondateur. D’une capacité de 24 passagers avec ses 12 cabines confortables avec fenêtre/hublot, le MS Jeanine (30m de longueur et 5,05m de largeur) dispose d’un salon-bar, d’une salle à manger et d’une terrasse. De plus, des vélos sont disponibles à bord.

Et comme le taux de remplissage pour cette première année flirte avec le 100%, trois nouvelle péniches rejoindront « MS Jeanine » dès avril prochain afin de spécialiser un bateau par destination (en plus d’une péniche sur le Canal Saint-Martin dès la période hivernale). Et ce n’est pas tout, car avec une croissance prévisionelle de 6% pour 2013, CroisiEurope fourmille de projets pour 2014 ! Ainsi de nouvelles croisières feront leur apparition : une au départ de Bâle jusqu’à Amsterdam sur 9 jours, un itinéraire combiné Rhin-Rhône de 10 jours entre Amsterdam et Avignon (avec une liaison en autocar entre Strasbourg et Chalon-sur-Saône), des nouveaux parcours de 4, 6 et 8 jours sur le Rhin avec un embarquement de Francfort et un safari croisière en Afrique australe de 13 jours (avec une seule date pour le moment à l’automne prochain qui servira de test).

Enfin, l’année prochaine, les croisières seront proposées en tout inclus et avec une garantie tarifaire en cas de hausse carburant (jusqu’à 142 US $ le prix du baril). Le prix moyen actuel de 90-95 € euros par jour va donc passer à 105-110 €. Et une nouvelle classification des bateaux va apparaître : la nouvelle génération comme le MS Gerard Schmitter, le MS Cyrano de Bergerac, le MS Vivaldi, le MS La Belle de l’Adriatique ou le futur MS Lafayette seront estampillés 5 ancres, les autres 4 ancres.

Renseignements sur www.croisieurope.com


A lire

Petit Futé Andalousie et Un grand week-end à Séville (Hachette Tourisme)

Le premier est très utile pour vous débrouiller par vous-même si vous ne souhaitez pas faire toutes excursions organisées. Et le deuxième est indispensable pour bien profiter de la capitale andalouse où La Belle de Cadix est amarré 3 jours et 3 nuits.

samedi 31 août 2013, par laura
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