Considérant que notre week-end commence le vendredi matin au départ de Aix-en-Provence où ils venaient de passer 3 jours pour des raisons professionnelles, le chemin du retour a été rythmé par les virages de la route de l’Estérel. Une très belle route qui, au départ de Fréjus-Saint Raphaël, offre un panorama dont on ne se lasse pas. Des criques, des roches rouges et une vue surplombant la mer ainsi que la baie de Cannes.


Arrêt obligatoire à Cannes, ville du Festival du film, pour fouler les marches du palais et faire les cents pas devant les beaux hôtels de la Croisette. Cannes est pour moi le symbole, par excellence, de la bourgeoisie azuréenne. On y vient en avril pour espérer croiser une star et le reste du temps on peut constater un défilé de « Madames » et de « Gentlemen » pomponnés à souhaits, avec le caniche et le tailleur Chanel. C’est en pleine été les plages de pin-up, mais là aussi Cannes reste toujours dans le chic.

Samedi matin, quoi de mieux que de découvrir Antibes, la veille ville, le marché et le vieux port de pêcheurs. Typique, quasi authentique, familial, et surtout pas trop loin de chez moi, donc on a pu dormir un peu et profiter de la piscine. Car c’est ça aussi la Côte…



Puis après-midi arrière pays. Nous sommes montés jusqu’à Gréolières, un petit village qui en plein mois de mai est peu animé. En redescendant, arrêt obligatoire à Saint-Paul de Vence. Le village des artistes avec ses galeries d’arts et sa fameuse place aux platanes, où les plus grands acteurs français ont tiré et pointé et cochonnet. Vous pourrez y admirer le panorama, les ruelles escarpées, la petite fontaine. C’est à mon avis un village à ne pas rater avec, si vous avez le temps, la fondation Maeght.


La sortie dominicale a été consacrée au bord de mer, avec le cap de Villefranche et la moyenne corniche jusqu’à Eze. Sur son rocher surplombant la mer, ce petit village est typique. Le parking est en bas et la montée se fait à pied. On y passe des étals d’épices et de souvenirs de Provence, de lavandes et de savons. Au point culminant le jardin de cactus, entièrement refait, avec des sculptures de déesses. Pour 6 € c’est bien le seul endroit du village duquel la vue est admirable. En effet le meilleur point de vue est la propriété de l’hôtel et restaurant La chèvre d’or, je vous laisse imaginez les prix ! Les curieux, ou les gens avec des enfants, peuvent en redescendant s’arrêter chez Fragonard. Le parfumeur offre en effet une visite guidée gratuite (et oui cela existe encore !) de sa distillerie, décryptant étape par étape la fabrication des senteurs, de la cueillette à la mise en flacon jusqu’à la vente. Car il est vrai que sur les 30 minutes de visite, une bonne quinzaine de minutes sont consacrées au test des produits. Un peu comme le goûteur, le touriste offre son poignet, la vendeuse a ainsi l’espoir qu’il repartira avec un souvenir estampillé « Fragonard ».




Le week-end à la découverte de la région niçoise peut enfin se terminer par Nice. Monter en haut du château et admirer la promenade des Anglais de tout son long, du port à l’aéroport ; arpenter les ruelles du vieux Nice et du Cours Saleya avec son marché aux fleurs, ou encore parcourir les jardins Albert 1er et la Prom en longeant les hôtels luxueux, lécher les vitrines de la rue piétonne, tout est possible. Les restaurants ne manquent pas, préférez cependant ceux des ruelles à ceux du cours Saleya plus « attrapes » touristes. Quelques noms dans le vieux Nice : Le Pasta Basta, La ville de Sienne, ou Lou Socca. La spécialité locale étant la Socca, un crêpe de pois chiches, les farcis niçois. Pour les amateurs de glaces, arrêt obligatoire chez Fennocchio, LE glacier de Nice, place Rossetti, pour les fêtards le Waynes est l’un des meilleurs pubs de la ville.


Allez bonne visite !








