Dirigé par Monika Roiderer avec l’aide de ses parents, son fils et sa fille, l’établissement, grâce à cette forte empreinte familiale, cultive avec son nombreux personnel (de 50 à 70 pers.) un accueil si chaleureux et délicat que le luxe des aménagements, où le bois blond domine, vous semble rapidement simplement naturel et habituel. Ici, nulle ostentation mais un goût du confort qui plonge ses racines dans la tradition. La famille Jaeger-Roiderer pratique l’hôtellerie depuis plusieurs décennies et son savoir-faire séduit dès l’accueil. Jessica, qui parle français, porte, comme les autres jeunes filles de service, la tenue traditionnelle locale (à jupe longue brodée de petites fleurs et profond décolleté) : le dirndl. Le dépaysement est total et vous plonge immédiatement dans une bonne humeur contagieuse.
Un royaume du Spa
En peignoir blanc, muni de votre carte électronique, qui ouvre aussi bien la porte des chambres (de clairs et cosy écrins d’environ 25 m2) que celle de certains espaces comme la piscine ou la salle de gym, vous êtes paré pour explorer ce royaume du Spa (3 000 m2 dédiés à la remise en forme) et recevoir le premier traitement (un enveloppement d’algues), que vous aurez eu la sagesse de programmer dès votre réservation. Le Warther Hof a ouvert progressivement son Spa depuis une dizaine d’années en cherchant une formule originale. Ainsi, il a créé sa propre ligne de produits cosmétiques, « Alpienne », issus de la faune et de la flore alpines. Ils sont la base de certains des traitements proposés (une trentaine au total), comme le massage à l’huile de marmotte. Pour ma part, un massage ayurvédique (jouant en profondeur sur les énergies) de 80 mn (compter pour les soins environ 1 euro la mn) reste mon meilleur souvenir. Malgré la fatigue qu’il est sensé dans un premier temps déclencher, il ne m’a pas empêché de passer une merveilleuse journée d’excursion « marmottes et sorbiers » avec le père de Monika, M. Jaeger. En point d’orgue de cette sortie, un repas au Murmelebau, un petit chalet d’alpage, annexe de l’hôtel (que l’on peut réserver pour y passer la nuit). Au menu, des produits locaux : charcuterie, fromage et pâtisserie ; vins, schnaps et airs traditionnels joués à l’accordéon par Markus, son petit-fils, pour danser.
Imaginez ensuite, une fois rentré à l’hôtel, le plaisir à retrouver les installations flambant neuves du Spa. Pour moi ce fut 45 mn au sauna (aux larges « fauteuils » chauffants décorés de splendides céramiques) suivis d’un long moment à nager dans la piscine qui ouvre directement (sans quitter l’eau) sur un bassin extérieur ensoleillé (un must) à 37 °C. Et pour finir, un extatique temps de détente contemplative dans une chaise longue face à la montagne.
Un temple de la gastronomie
« Le principe et la racine de tout bien, enseignait Epicure, c’est le plaisir du ventre. » Au Warther Hof, bien manger et bien boire est un fondamental. La table et la cave y sont excellentes. Un chef y veille en offrant une cuisine à la fois simple et raffinée qui puise largement dans les produits locaux (bio), à base de plats traditionnels comme les « Käsknöpfle », une sorte de gnocchis mélangés à du fromage piquant et recouverts d’oignons frits, accompagnés d’une salade verte ou de pommes de terre. Cela s’apprécie d’autant plus que les soins, combinés à l’air de la montagne, creusent l’appétit ! Et personne n’est oublié puisque la carte propose systématiquement des plats végétariens. Et quel bonheur, après le repas, de rejoindre, soit le bar et sa piste de danse (animation musicale 3 à 4 fois par semaine), soit le grand salon et son feu de bois, placé au centre.
Les raisons d’y retourner

A deux heures de Zurich (1 heure de vol depuis Paris) par la navette de l’hôtel (40 euros éventuellement partageables par les 9 passagers), la coupure avec le quotidien et le ressourcement, tant physique que moral, sont garantis. La gentillesse amicale du personnel y est franchement exceptionnelle. L’hôtellerie parfaite. Les traitements au top. Le cadre magnifique. Et l’hiver, les pistes sont « vraiment » au pied de l’hôtel. Avec un tarif d’environ 120 euros la nuitée (par personne), comprenant la pension, on cherche les raisons pour lesquelles on ne deviendrait pas un habitué du Warther Hof ! Trois jours suffisent…
Des critiques ? Ma foi, non !
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