Le synopsis est simple. Un jeune couple Indien vient s’installer aux Etats-Unis. Ils décident d’appeler leur premier fils Gogol, en hommage à l’auteur préféré d’Ashoke Ganguli, le père, en attendant que le prénom définitif du bébé soit donné, comme la tradition le veut, pas sa grand-mère maternelle. Ce prénom, l’enfant ne va plus le quitter jusqu’à l’âge adulte.
En fait, toute l’histoire, tirée du roman The Namesake de Jhumpa Lahhiri, a pour trame l’adaptation de jeunes émigrés en terre étrangère, leur choix de préserver leurs traditions, quand leurs propres enfants s’en détachent totalement. C’est une jolie histoire de famille qui s’unit, se détache un peu et se réunit.
Ce film, de Mira Nair, n’a rien à voir avec les comédies légères sauce Bollywood, que l’on a pu voir, avec plaisir d’ailleurs, ces dernières années.
C’est tendre, pas caricatural, assez juste et on n’est pas dans le cocasse ou la parodie. Reprochons toutefois quelques longueurs, un peu de naïveté parfois et quelques bons sentiments distribués ça et là. Mais l’émotion est latente. Sans compter la magnificence des images, notamment pour la partie filmée en Inde.
La beauté stupéfiante du Taj Mahal
Que vous connaissiez ou pas ce pays, "Un nom pour un autre" permet de s’immerger un petit peu dans sa culture, d’apprécier sa beauté majestueuse, de se balader au cœur de ses rues bruyantes et encombrées, d’assister au rituel du mariage, à la cérémonie sur le Gange, de plonger dans l’ambiance très particulière de la gare et du train, mais également de découvrir leTaj Mahal. Ceux qui ont eu l’occasion de l’admirer ne pourront que sourire devant le regard incrédule, ébahi et admiratif des quatre protagonistes du film (les parents Ganguli et leurs deux enfants) lorsqu’ils aperçoivent enfin ce site grandiose, l’une des sept merveilles du monde d’ailleurs. Oui, sourire, car étrangement, c’est ce regard là que l’on a forcément quand on a la chance d’aller à Agra et de pouvoir contempler ce majestueux édifice, ce tombeau de marbre et de pierres précieuses que l’empereur Moghol Chah Djahan (1628-1658) avait fait construire pour que son épouse, Mumtaz Mahal repose en paix.






