Sölden, la première station autrichienne de sports d’hiver, accueille ce week-end au Tyrol l’ouverture de la Coupe du monde de ski alpin. Pour Oliver Schwartz, directeur de l’Office du tourisme de Sölden et de la vallée de l’Ötz, c’est une aubaine et une une exceptionnelle vitrine publicitaire.
Les images sont vues dans le monde entier. C’est inestimable, dit-il. « L’ouverture offre à la fois sport, divertissement et sûreté de l’enneigement, les valeurs que nous défendons. Faire venir des skieurs de Noël à Pâques n’est pas le plus grand défi. Mais en pré-saison, il faut offrir plus. La concurrence est forte. Pour un bon prix, vous pouvez partir en Egypte ou aux îles Canaries, » ajoute t’il.
L’objectif premier est donc de remplir les hôtels pour la période d’octobre à décembre, où les stations n’ont pas encore revêtu leurs couleurs hivernales. Les flocons sont encore cantonnés aux cimes et aux glaciers.
Si l’impact de l’exposition médiatique de l’ouverture de la Coupe du monde sur l’activité touristique est difficilement mesurable, les statistiques donnent une tendance : pour la vraie saison hivernale (décembre-avril), Sölden arrive en tête du classement national pour le nombre de nuitées, avec 1,83 million l’hiver dernier (+7% en quatre ans). Si on inclut toute la vallée de l’Ötz, le chiffre monte à 2,53 millions de nuitées (+7%). Sur les quatre dernières saisons, la clientèle s’est diversifiée : le contingent de skieurs des pays de l’est représente désormais 12% des nuitées, contre 3% auparavant. Cette progression a compensé le reflux des Allemands, qui restent cependant les plus gros clients (48% des nuitées).
A court terme, l’investissement vaut aussi la chandelle. En un week-end, une grosse vingtaine de milliers de spectateurs déferlent dans la verte station, peuplant les multiples troquets et restaurants, tristement vides pendant la saison creuse.






