Le premier tronçon de la troisième ligne du métro de Rome, qui reliera les grands quartiers touristiques de la ville, ne sera pas terminé avant fin 2011, les fouilles archéologiques ralentissant les travaux. Cette ligne doit passer, entre autres, par le Vatican et Piazza Venezia, le coeur géographique de la ville.
Les travaux ont déjà permis de découvrir d’importants vestiges de l’histoire de la ville, notamment l’Athenaeum d’Hadrien, un gymnase grec commandé par l’empereur Néron, des traces du canal qui traversait le Champ de Mars jusqu’au Tibre, ainsi que des machines et outils utilisés pour la construction du Colisée.
Ce retard provoque la colère Giovanni Ascarelli, directeur du métro de Rome. « Les Romains attendent avec impatience cette nouvelle ligne, qui améliorera la mobilité d’environ 500 000 personnes et il est intolérable que les travaux prennent autant de temps, » a-t-il dit, en précisant qu’il fallait « privilégier les vivants par rapport aux morts », c’est-à-dire accélérer la constrction de la ligne de métro au profit des fouilles archéologiques menées en parallèle.
Roberto Cecchi, commissaire extraordinaire pour les lignes métropolitaines de Rome et de Naples, lui répond que « Rome est une capitale de l’architecture, une ville très particulière. Sous nos pieds, il y a une autre ville et dans ce contexte, la construction d’une ligne de métro est très complexe. Mais l’archéologie est une grande opportunité pour la ville, une ressource importante de développement économique et culturel ».






