L’hôtellerie française a démarré l’année 2010 avec des indicateurs dans le rouge, seuls les trois étoiles montrant des signes encourageants à Paris et sur la Côte d’Azur, selon des données publiées par le cabinet d’audit et de conseil Deloitte.
« Même l’hôtellerie 0 et 1 étoile, qui avait bien résisté en 2009, n’a pas été épargnée en janvier : elle a continué de faire preuve d’une bonne résistance sur les prix moyens mais a souffert en termes de fréquentation, » souligne l’étude, qui rappelle que janvier est traditionnellement un mois de faible activité.
En janvier, le RevPAR (revenu moyen par chambre disponible, principal indicateur du secteur qui combine prix moyen et taux d’occupation), a reculé de 3,5% à 105 euros dans les quatre étoiles, a baissé de 2% à 49 euros dans les trois étoiles et a diminué de 6,4% à 32 euros dans les deux étoiles. En revanche, dans Paris intra-muros, seuls les établissements 4 étoiles ont vu leur RevPAR baisser (-5%). Les villes de Montpellier et Marseille font également figure d’exception avec des hausses de RevPAR dans les deux et quatre étoiles pour la première et dans les trois et quatre étoiles pour la deuxième.
« Malgré des signes encourageants çà et là, l’année 2010 s’annonce difficile, les menaces étant nombreuses pour les hôteliers, » prévoit Deloitte, citant entre autres une clientèle d’afffaires avec des stratégies d’achat contraintes, une année paire traditionnellement moins favorable pour les congrès, ou encore des consommateurs moins enclins au tourisme d’agrément dans un climat économique morose. « L’embellie espérée pourrait toutefois intervenir au cours du second semestre, en lien avec un début de reprise économique », ajoute Deloitte.






