Du coup, comme le montre une enquête de l’Insee, la majorité des 20-24 ans ne part en vacances qu’une fois par an...pour une semaine ou deux, pas plus. Et ils restent en grande majorité en France métropolitaine (73 % des séjours). Un peu plus de 25 % des séjours ont lieu à l’étranger, dont 8 % au sein de la famille. Compte tenu de leur situation financière, ils optent de préférence pour des hébergements gratuits...Vive la famille et les amis. L’hébergement en clubs de vacances, qu’ils soient commerciaux ou de type associatif, est peu attractif pour cette catégorie de population (moins de 2 % de leurs séjours de vacances).
Que font-ils ? Du sport ? Que nenni. Ils privilégient leurs proches, cherchent à renforcer le lien social et ont soif de "repos". 15 % seulement des séjours sont motivés par une pratique sportive ou une pratique culturelle. Ce qui ne signifie pas pour autant que le sport et la culture soient absents de leurs préoccupations. Ce n’est pas leur motivation première.
Très fortes disparités régionales
Les 20-24 ans partent plus ou moins en vacances selon la région où ils habitent. "Ainsi, indique l’Insee, en Ile-de-France, Bourgogne, Alsace, Pays de Loire, Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées, Rhônes-Alpes, les taux de départs des jeunes sont supérieurs, voire très supérieurs à 60 %, dépassant 70 % pour l’Ile-de-France et l’Auvergne. Inversement, dans certaines régions comme la Champagne-Ardennes, la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais, le Languedoc-Roussillon, l’Aquitaine, le Limousin, la Basse-Normandie, les départs en vacances concernent moins de 50 % des jeunes de 20 à 24 ans, voire moins de 40 % pour les trois dernières régions citées."
Un budget trop lourd
Les motifs invoqués par les jeunes qui ne partent pas en vacances sont majoritairement des raisons d’ordre financier (pour 44 % des nonpartants). En second lieu arrivent des raisons professionnelles ou liées aux études (27 %).
Voir le dispositif Paris Jeunes Vacances destiné à donner un coup de pouce financier aux jeunes qui souhaitent partir.






