Les droits des voyageurs à bord des bus et des bateaux doivent être alignés sur ceux dont bénéficient les passagers aériens, pensent les parlementaires européens.
Selon des projets de recommandation adoptés par la commission des Transports et du Tourisme du Parlement européen, les compagnies de transport par terre ou par mer devront, comme les compagnies aréiennes, indemniser leurs clients en cas de retard, d’annulation ou d’accident.
Les compagnies de transport maritime devraient ainsi rembourser aux passagers le prix du billet ou proposer un itinéraire de substitution en cas de retard au départ supérieur à 90 minutes.
En ce qui concerne les bus et les cars, ce délai serait de deux heures, tandis que pour un retard à l’arrivée supérieur également à deux heures, les passagers des compagnies de bus devraient se voir offrir une compensation financière équivalente à 150% du prix du billet.
Pour tout retard supérieur à une heure, les voyageurs par bus et par bateaux devraient dans tous les cas recevoir gratuitement rafraîchissements et en-cas.
Les députés européens par ailleurs ont insisté sur la non-discrimination à l’encontre des personnes à mobilité réduite, demandant qu’elles ne se voient pas refuser l’accès à un bus ou un bateau, sauf motif de sécurité. Une assistance gratuite devrait leur être apportée à l’embarquement, à condition que le transporteur ait été prévenu 48 heures à l’avance. Si cette assistance n’est pas disponible, les personnes handicapées devraient avoir le droit de demander à être accompagnées gratuitement.
Enfin, lors d’accidents de cars ou de bus, les compagnies devraient verser aux passagers sous quinze jours une compensation proportionnelle au préjudice subi.
De nouvelles négociations auront lieu sur ces deux rapports avec les Etats membres, qui avaient adopté une approche moins ambitieuse, et un vote devrait ensuite être organisé en séance plénière du Parlement.






