Toute l’histoire du XXème siècle européen se lit dans le formidable développement des pratiques et des cultures sportives. En particulier, ses pages les plus sombres écrites entre les Jeux de Berlin organisés par le IIIème Reich et le renouveau de l’olympisme esquissé à Londres en 1948. Le nazisme, le fascisme et les régimes de collaboration ne vouent pas un simple culte au corps athlétique et guerrier, ils utilisent le sport pour contrôler les jeunesses et les masses, justifier leurs idéologies xénophobes et racistes, et même infliger des supplices particuliers aux champions juifs déportés. Et pour les minorités opprimées, les résistants et certains prisonniers des camps, le sport a pu servir de refuge, voire de réarmement moral et corporel.
L’exposition "Le sport européen à l’épreuve du nazisme. Des JO de Berlin aux JO de Londres (1936-1948)", proposée par le Mémorial de la Shoah du 9 novembre au 18 mars, relate ces multiples facettes de l’histoire du sport en Europe entre 1936 et 1948 à travers de nombreux films, photographies, objets et documents d’archives. Elle retrace parallèlement l’itinéraire individuel d’une vingtaine de sportifs dont les carrières ont été bouleversées et les vies anéanties par la montée du nazisme.
Informations pratiques
Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy–l’Asnier
75004 Paris
Tél. 01 42 77 44 72
Ouvert tous les jours sauf le samedi, de 10 à 18h, et le jeudi jusqu’à 22h.
Entrée libre






