Principal produit d’appel du tourisme ougandais, le gorille des montagnes, une espèce en danger, s’apprête à quitter virtuellement son habitat forestier pour s’exposer sur la toile et générer ainsi des revenus pour la conservation de l’espèce. A mi-chemin entre le coup marketing et un moyen innovateur de protéger ces primates, l’Ouganda vient de lancer le programme « Friend a gorilla » ("Deviens ami avec un gorille").
Moyennant un dollar par an, tout le monde peut désormais suivre les déplacements, repas et, avec beaucoup de chance, la dernière naissance au sein d’un groupe de gorilles des montagnes ougandais, grâce à des caméras placées dans la forêt impénétrable de Bwindi (sud-ouest).
Sur une population mondiale estimée à 720 individus, l’Ouganda abrite environ 340 de ces primates, les autres étant répartis dans les parcs voisins des Volcans au Rwanda et des Virunga en RDC.
Sept groupes de gorilles des montagnes ont été habitués à la présence de l’homme, et par extension des touristes, un processus qui peut prendre deux ans.
L’Ouganda n’a toutefois pas mis une croix sur la manne financière touristique générée par le gorille des montagnes : le lancement du site www.friendagorilla.org coïncide avec le baptême d’un huitième groupe de gorilles accessibles aux touristes, le groupe Nshongi.
En 2008, quelque 600 000 amateurs sont venus spécifiquement en Ouganda pour voir les gorilles, moyennant un permis de 500 dollars par personne, auquel il faut ajouter les nuitées et les déplacements, le tout représentant le deuxième secteur de devises étrangères pour le pays.






