En revanche, on s’interroge sur les évolutions du métier, les grands enjeux : loi de modernisation des services touristiques, sites Internet de vente de voyage et agences traditionnelles, nouvelles technologies, tourisme responsable, etc.
Le service avant toute chose
Richard Soubielle, président de cette 3e manifestation, a d’emblée donné le ton « Voilà mon vœu, a-t-il confié : que notre métier qui mute à grande vitesse soit toujours dominé par la notion de service, le respect du client, l’amour du produit et la curiosité intellectuelle du professionnel plus jamais garant d’une vraie valeur ajoutée. Que celui-ci fasse tous les efforts possibles pour être à l’heure du rendez-vous de la technologie et se réapproprie les informations concernant son métier qui circulent sur le Web. » La volonté de bien faire est là…, reste à ce que la clientèle, qui a tendance à délaisser les agences de voyage, en soit totalement convaincue et n’hésite plus à pousser la porte des boutiques pour aller acheter un billet d’avion, un voyage ou tout simplement pour demander conseil sur une destination.
4 400 professionnels du voyage en France
Il est vrai que cette profession (4 400 PME agences de voyage et opérateurs de tourisme en France) connait de profondes mutations… Comme l’a rappelé le ministre tunisien du tourisme, Khelil Lajimi, hôte des adhérents du Snav. « L’achat est devenu information. Internet s’érige comme un outil de vente et de distribution. Le petit écran de l’ordinateur et même du téléphone portable sont des outils de voyage aujourd’hui. » Il n’est pas toujours simple pour les agences traditionnelles de se positionner face à ce raz de marée technologique. Pourtant Georges Colson, président du Snav, croit dur comme fer en l’avenir de la profession, même s’il ne nie pas les sujets qui préoccupent les agences de voyage aujourd’hui.
Une adaptation nécessaire de la profession
Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des PME, du tourisme, des services et de la consommation, était également présent à l’occasion de ces rencontres. Malgré le contexte, il s’est voulu optimiste, rappelant qu’en 2009 la France avait connu une saison touristique supérieure à 2008. Non pas parce que plus de touristes étrangers sont venus, mais tout simplement parce que le tourisme intérieur a pris le relais. « Il y a des défis à relever, a-t-il déclaré, une adaptation nécessaire de votre profession : les réalités techniques, la réalité institutionnelle (liée à l’Europe). » Le monde change… et les professionnels du tourisme doivent prendre le train en marche… sans attendre. Le consommateur lui est un surfeur qui sait où trouver l’info vite et attend de l’agence de voyage bien plus que la simple vente d’une offre packagée.
Du low cost au good cost Aujourd’hui, avant de partir les clientèles opèrent des arbitrages…notamment en matière de prix et par rapport à leurs autres postes de consommation. « Une fois sur place, les budgets prévus sont respectés, explique Christian Delom, directeur de la stratégie d’Atout France. Le consommateur veut de plus en plus des produits individualisés et surtout pas de surprise au niveau du prix. » En revanche il n’est plus vent debout à la conquête du prix le plus bas. Cette période est révolue. « Aujourd’hui on passe du low-cost au good-cost, on veut se faire plaisir. »
A suivre :
Rencontres du Snav 2 : Comportement des nouveaux consommateurs,
http://www.voyage.youvox.fr/3-Renco...
Rencontres du Snav 3 : Tourisme durable, tourisme responsable






